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- Analyse des odeurs
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- Comme la gustation, l'olfaction est
un sens chimique, mais l'analyse des odeurs est un processus bien plus complexe
que celui des saveurs. Si une saveur se classe selon quatre primaires: l'amer,
le sucré, l'acide ou le salé, la gamme de l'odorat semble
beaucoup plus étendue (de 4 à 44 primaires selon les chercheurs).
Il semble aujourd'hui admis que le stimulus est composé de molécules
à l'état gazeux amenées par le mouvement inspiratoire.
Les deux modalités de stimulation sont la voie nasale et la voie
rétronasale (depuis la cavité buccale à travers le
pharynx).
La molécule odoriférante doit entrer en contact direct
avec la muqueuse. En outre, pour être active, elle doit présenter
une composition chimique qui la rende capable d'entrer en interaction
avec els cellules nerveuses réceptrices de la muqueuse olfactive.
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- La perception olfactive
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- Le seuil de sensibilité olfactive
est défini comme la plus petite concentration d'une substance volatile
nécessaire pour donner naissance à une sensation d'odeur.
On peut observer
expérimentalement que le seuil de réponse aux odeurs est
extraordinairement bas. Pour les corps chimiques les plus actifs (les plus
odorants), ce seuil peut atteindre chez le chien une dilution de un million
de milliardième (10 puissance -15) : l'odorat du chien est 1 million
de fois plus sensible que celui de l'homme.
Chaque récepteur stimulé
par une molécule active envoie une information dans les bulbes olfactifs;
cette information est distribuée et interprétée
dans différentes zones du cerveau, entraînant parfois une réaction
active du chien, consciente ou inconsciente.
La latence d'une
sensation est d'environ 0,5 seconde.
De nombreux facteurs physiologiques (état
de vigilance, infections) ou physiques (température, humidité)
peuvent modifier l'acuité olfactive.
Certains arguments
permettent de supposer qu'il existe différentes catégories
de récepteurs, ce que semble démontrer, en pathologie, l'apparition
d'anosmie spécifique (incapacité à percevoir certaines
odeurs). Ces "cécités olfactives" sont très souvent
génétiques et les spécialistes en ont répertorié
un peu plus d'une soixantaine différentes. Elles pourraient s'expliquer
par l'absence d'un type particulier de récepteurs olfactifs.
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- Odeur et société
:
- Même s'il est avéré
que l'odorat a perdu de son importance chez l'homme, il conditionne encore
de façon consciente ou inconsciente un grand nombre de comportement
sociaux. Dès la naissance, alors que la vision et l'ouïe ne
sont pas développées, le chien est capable de sentir sa mère
et de la retrouver à l'odeur.
En vieillissant, il perdra progressivement la vue et l'ouie, mais conservera
jusqu'au bout son odorat.
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