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L'odorat chez le chien  
Nez - Appareil olfactif - Physiologie
 

Dr Didier Vandeputte

L'os ethmoïde est tapissé d'une fine peau (muqueuse) qui porte des cils chargés de nettoyer l'air. La muqueuse olfactive est constituée d'un épithélium comprenant trois types de cellules:

  •  les cellules olfactives
  •  les cellules interstitielles
  •  les cellules basales.
La muqueuse nasale :

 

  1. Cellule engainante
  2. Cellule basale
  3. Glande de Bowman
  4. Cellule de soutien
  5. Neurone sensoriel
  6. Cil
  7. Mucus
L'air qui passe dans le cornet supérieur, et donc dans l'os ethmoïde, est débarrassé de ses particules solides par les cils de la muqueuse.

Les molécules odorantes arrivent jusqu'à la lame criblée où elles sont récupérées par les cellules olfactives : les informations sont transmises au cerveau où elles sont mémorisées et analysées.
Les cellules olfactives

Elles sont appelées cellules réceptrices : leur nombre est évalué à 5 millions chez l'homme et 35 fois plus chez le chien. Ce sont des véritables neurones sensoriels.
Une extrémité traverse la membrane basale et se transforme en axone pour entrer en contact avec le neurone suivant. L'autre extrémité émerge de l'épithélium sous forme de cils, lesquels baignent dans un mucus
(sécrétion visqueuse produite par les glandes de la muqueuse), utile à la fois pour dissoudre et concentrer les molécules odorantes.
Chaque neurone comprend environ 1000 cils qui portent des récepteurs protéiques captant les molécules odoriférantes.
La cellule olfactive est le seul neurone en contact direct avec l'environnement extérieur. Cette particularité est sans doute due à l'apparition très ancienne de l'odorat dans l'évolution.

Les cellules interstitielles et basales

Ces cellules, dites de soutien, assurent la cohésion de la muqueuse et enrobent le corps des neurones en ne laissant passer que l'extrémité sensorielle. Ce tissu renferme des glandes de Bowman qui secrètent le mucus de surface dans lequel baignent les cils olfactifs.
La surface de la muqueuse varie en fonction de celle de l'os ethmoïde (grande différence entre les brachycéphales et les longilignes).

Par exemple, on estime à :

  • 150cm2 à 200 cm2 la surface chez un berger allemand ou un labrador (150 à 200 millions de cellules olfactives)
  • 100 millions de cellules chez le fox terrier ou le bulldog
  • 4 cm2 et 5 millions de cellules olfactives chez l'homme

Les chiens ont une muqueuse olfactive plus étendue et des récepteurs olfactifs plus nombreux que l'homme, mais en plus la sensibilité unitaire de chacun de ces récepteurs semble meilleure chez les canidés que chez les humains.

L'aire cérébrale consacrée au traitement des informations olfactives est également plus étendue chez le chien que chez l'homme.

Le mucus serait également secrété en plus grande quantité chez les chiens.

Les centres nerveux de l'olfaction :

  1. Bulbe olfactif
  2. Tractus olfactif
  3. Nerf olfactif
Le bulbe olfactif est une structure nerveuse double qui reçoit les millions d'axones sensoriels des récepteurs à travers la plaque criblée. Il constitue le premier relais du message sensoriel.
Les axones quittent le bulbe en formant le tractus olfactif et se dirigent vers le cortex.

Cette projection du système olfactif est elle-même reliée à plusieurs régions de l'encéphale, notamment à l'hypothalamus, lequel régule de nombreux comportements instinctifs comme la recherche de nourriture ou la reproduction.