|
Chiens Guides
d'Aveugles
Centres Paul
Corteville
|
| Le premier symptôme est la recherche quasi constante de
son maître, le chien le suit partout. On observe des mimiques
et des vocalises ayant pour but de monopoliser l'attention du maître
: le chien le regarde, gémit, monte sur ses genoux, lui soulève
le coude avec la tête, souvent il mordille ses maîtres.
Les ennuis sérieux commencent lorsque le chien, seul à
la maison, se livre à un saccage systématique, hurle à
la mort des heures durant, ou bien encore, fait ses besoins partout.
|
| Généralement,
les maîtres sont persuadés que le chien cherche à
se venger de leur absence et que son seul but est de les embêter.
En fait, il n'en est rien car ces troubles sont la manifestation de l'anxiété
intense de l'animal en l'absence de son maître. Cette angoisse
peut même se traduire par des auto mutilations, le chien grignotant
ses poils ou se mettant la peau à vif. Le retour du maître
est salué avec une fête disproportionnée par rapport
à la durée de l'absence.
En
cas de dégâts ou de souillures, le maître tente
de faire comprendre au chien qu'il a mal fait et manifeste sa désapprobation
en le grondant, parfois en le frappant, mais le cerveau du chien ne
lui permet pas de faire la relation de cause à effet dans le
temps ; ces punitions sont complètement inefficaces et conduisent
à des réactions de crainte du retour du maître.
Il est évident que l'anxiété de la séparation
et la punition à contre temps ne fait que renforcer l'insécurité
de l'animal et souvent, tout ceci débouche sur des réactions
de défense par l'agressivité, le chien restant tapis sous
un meuble, en grognant, voire, mordant.
|
| La seconde conséquence de l'hyper-attachement est l'hyper-protection,
souvent qualifiée de jalousie ; dans ce cas, la personne sur
laquelle le chien a développé la fixation affective devient
sa propriété exclusive. Il saute, grogne, mord si une
autre personne s'approche trop près de son maître. La personne
objet de l'hyper-attachement est le plus souvent épargnée,
mais pas toujours ; le chien peut être amené à l'agresser
si elle tente de remettre en cause certaines de ses prérogatives.
Avec certaines races de tempérament dominant, ce comportement
peut prendre de telles proportions que l'on a affaire à un chien
féroce, inapprochable, qui finira par être euthanasié
à cause du danger qu'il représente pour la famille. |
|
|
|