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L'hyper attachement | Dysplasie | Obésité | Odorat | Puces | Vaccins | Intoxications


Bien entendu, ces informations ne peuvent se substituer au savoir-faire du vétérinaire, le seul apte à décider des traitements appropriés aux différents problèmes que peuvent rencontrer nos fidèles compagnons.

définition

De nos jours, le chien est le plus souvent considéré comme un être sensible, méritant l'amour et le respect. Mais on ne peut ignorer les problèmes posés par son intégration en tant que membre à part entière dans la famille.

En effet, l'anthropomorphisme et les projections affectives des maîtres sont la source de malentendus et débouchent invariablement sur des troubles du comportement avec, trop souvent, des conséquences dramatiques pour le chien.

Un des troubles les plus courants actuellement est l'hyper-attachement, entraînant l'anxiété de séparation (le chien ne supportant pas de rester seul) et l'hyper-protection (réactions d'agressivité dues à la jalousie).


causes

Chez les canidés sauvages et domestiques, on constate que l'autonomie de chaque individu passe par un processus de détachement de la mère. Après une période de contact quasi-permanent avec ses petits, elle les écarte, progressivement, puis les repousse au moment du sevrage.

Malheureusement, les personnes qui adoptent un chiot ont souvent tendance, à l'inverse, de le couver, le cajoler très longtemps, et ceci d'autant plus qu'il est jeune, avant que les premières étapes du détachement aient lieu (l'âge minimum est de 7 semaines).
Le mauvais pli est souvent pris la première nuit où le chiot finit dans la chambre, ou même pire, dans le lit du nouveau maître.

Les autres facteurs prédisposants à l’hyper-attachement sont la maladie (pendant laquelle le chiot est particulièrement cajolé), le manque d'appétit (qui stimule le maître à donner à manger à la main), la cohabitation avec une personne seule. Le chiot est alors maintenu dans un état de dépendance vis à vis du maître qui le materne. Il peut ainsi développer une fixation quasi obsessionnelle qui ne disparaîtra pas à la puberté. Commencent alors les problèmes…

L'hyper attachement peut aussi se développer chez le chien adulte en fonction de facteurs émotionnels importants. Il n'est pas rare que les problèmes posés par ce trouble conduisent à l'abandon du chien, qui aura tendance à rechercher le même type de relation dans son nouveau foyer, si l'on n'y prend garde.


conséquences

la recherche quasi constante de la présence du maître
Le premier symptôme de l’hyper-attachement est la recherche quasi constante de la présence du maître, que le chien suit partout. On observe alors des mimiques et des vocalises ayant pour but de monopoliser l'attention du maître : le chien le regarde, gémit, monte sur ses genoux, lui soulève le coude avec la tête. Il va même jusqu’à mordiller ses maîtres. Les ennuis sérieux commencent lorsque le chien, seul à la maison, se livre à un saccage systématique, hurle à la mort des heures durant, ou bien encore, fait ses besoins partout.

Généralement, les maîtres sont persuadés que le chien cherche à se venger de leur absence et que son seul but est de les ennuyer. En fait, il n'en est rien car ces troubles sont l’unique manifestation de l'anxiété intense de l'animal en l'absence de son maître. Cette angoisse peut même se traduire par des auto-mutilations, le chien grignotant ses poils ou se mettant la peau à vif. Le retour du maître est salué avec une fête disproportionnée par rapport à la durée de l'absence. En cas de dégâts ou de souillures, le maître tente de faire comprendre au chien qu'il a mal fait et manifeste sa désapprobation en le grondant, parfois en le frappant, mais le cerveau du chien ne lui permet pas de faire la relation de cause à effet dans le temps. Ces punitions sont complètement inefficaces et conduisent à des réactions de crainte du retour du maître. Il est évident que l'anxiété de la séparation et la punition à contre temps ne fait que renforcer l'insécurité de l'animal et souvent, tout ceci débouche sur des réactions de défense par l'agressivité, le chien restant tapis sous un meuble, en grognant, voire, mordant.

l'hyper-protection
La seconde conséquence de l'hyper-attachement est l'hyper-protection, souvent qualifiée de jalousie. Dans ce cas précis, la personne sur laquelle le chien a développé la fixation affective, devient sa propriété exclusive. Il saute, grogne, mord si une autre personne s'approche trop près de son maître. La personne objet de l'hyper-attachement est le plus souvent épargnée, mais pas toujours. Le chien peut être amené à l'agresser si elle tente de remettre en cause certaines de ses prérogatives. Avec certaines races de tempérament dominant, ce comportement peut prendre de telles proportions que l'on a affaire à un chien féroce, inapprochable, qui finira par être euthanasié à cause du danger qu'il représente pour toute la famille.

traitement

Une thérapie comportementale sera systématiquement associée à un traitement à base de médicaments psychotropes, devant faciliter le détachement.

Casser les rituels de départ et de retour :
• Durant les 20 minutes qui précèdent le départ, il ne faudra plus s'occuper de son animal.
• Au retour, tant qu'il fait la fête, on l'ignore : en revanche, dès qu'il se calme, le maître pourra l'appeler et le caresser.
• Si des dégâts sont commis, il faudra les ignorer et nettoyer hors de la vue du chien.

Thérapie de détachement :
• Elle consiste à modifier la relation entre le maître et son chien. C'est au maître de prendre l'initiative du jeu
et des caresses.

prévention

Le propriétaire doit effectuer le détachement de son chien vers l'âge de 4 à 5 mois.
Il faudra attribuer au chien un lieu de couchage.
Pour les jeux et les caresses, c'est au maître de décider, et non au chien.