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Photo : Madame STEENKISTE avec Ondine
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Mes Chers amis,
par notre bulletin numéro 7 de décembre 1978 nous vous avions proposé des colis de briquets ou de porte-clefs. Vous avez été très nombreux à nous les demander, tellement nombreux d'ailleurs qu'il nous a fallu renoncer pour certains d'entre vous à vous donner satisfaction. Nous tenons à vous en remercier. Malheureusement il y a le revers de la médaille. De nombreuses personnes à qui nous avions adressé des colis n'ont jamais rien reçu. Comme ces envois n'étaient pas fait par en recommandé en raison du prix excessif de ce mode de transport, les services postaux n'ont pas enregistré nos diverses réclamations. Certains cois sont bien arrivés, mais... avec 2 mois de retard. Nous avons donc, soit renouvelé les envois non parvenus, ou nous les avons remboursés.
Il est regrettable de constater que les services postaux, qui étaient autrefois si particulièrement sûrs et ponctuels, soient devenus si incertains que nous devons renoncer, pour l'avenir, à renouveler ce genre d'envoi.
Ceci dit, nous vous informons que notre prochaine remise de chiens-guide aura lieu le samedi 2 juin à 11 heures, mais dans une salle inhabituelle. Rendez-vous donc à 10 h 45 au club. Comme de coutume. un repas sera organisé pour les personnes désireuses d'y participer coût 35 Francs, à adresser au club avec les adhésions et avant fin mai.
La chienne guide DIXI et son maître Dimitri MOLOSSIS travaillent ensemble depuis juillet 1977. Une merveilleuse entente les réunit, on peut même parler de complicité.
DIXI est toutefois très jalouse, elle n'apprécie pas les visites d'étrangers.
Monsieur MOLOSSIS, avocat de son état, demeure à Antony et se rend fréquemment à Paris, à la Sorbonne, pour y préparer des examens de Droit International Privé. DIXI le guide bien sûr dans tous ses déplacements et attend sagement à ses pieds que se passe le temps des cours et de l'étude.
Il y a un endroit cependant où elle répugne à rester trop longtemps : la bibliothèque. Est ce le grand silence qui y règne ou l'atmosphère studieuse qui ne lui convient pas ? toujours est-il qu'après avoir patienté une demie heure, la chienne fait discrètement signe à son maître en posant la patte sur son genou feignant d'avoir une envie pressante.
Les premières fois Monsieur MOLOSSIS se laissait prendre au piège et sortait précipitamment dans la rue pour permettre à la chienne de s'exécuter ; mais une fois dehors celle-ci se contentait de remuer la queue et de montrer sa joie ayant l'air de dire " Bon, maintenant partons d'içi, c'est ennuyeux et allons nous promener " .
Maintenant que sa ruse est éventée, DIXI tente de parvenir à ses fins par d'autres moyen Si son maître reste coi lorsqu'elle pose sa patte sur le genoux, elle insiste en lui donnant des coups de museau sur son bras; s'il ne répond pas encore, elle emploie alors les grands moyens en mettant les deux pattes avant sur les épaules de son maître. Celui-ci est alors bien obligé de plier bagage et de céder à sa chienne pour ne pas troubler le calmes des lieux.
Un jour qu'ils étaient tout deux, en compagnie d'amis voyants dans une rue de Paris, l'une des personnes proposa de convoyer tout le groupe jusqu'à Antony dans sa voiture.
Monsieur MOLOSSIS déclara qu'il préférait rentrer chez lui avec son propre taxi (DIXI) et paria même qu'il serait rendu à son domicile avant les autres.
Dimitri MOLOSSIS en compagnie de DIXI (photo).
début page 4Un de nos amis non voyant, qui circule depuis plusieurs années avec un berger allemand, nous avait demandé s'il était possible d'éduquer pour sa soeur, également aveugle, une petite chienne épagneul breton âgée de un an qu'elle possédait. Nous avons voulu tenter cette expérience, sans grande conviction, et à notre étonnement cette chienne s'est montrée particulièrement douée et a parfaitement assimilé l'éducation que nous lui avons donnée.
Lorsqu'elle est en liberté, elle se dépense sans compter, et , prend des points à la course aux bergers allemands. Mais dès qu'elle est équipée pour travailler, elle devient d'un calme assez extraordinaire. Sa maîtresse nous avait demandé de lui apprendre à marcher assez lentement, mais à présent qu'elle utilise sa chienne, il devient presque impossible de la suivre.
Il nous a fallu étudier un harnais spécial en raison de sa petite taille (photo couverture).
Il nous a fallu étudier un harnais spécial en raison de sa petite taille. (photo page 1)
Tout d'abord, nous tenons a' nous excuser au retard apporté aux réponses à votre courrier de décembre 1978 et de janvier1979.
Nous avons été submergés par un courrier très abondant, et vous comprendrez que nous ne pouvons pas engager un personnel qui deviendrait ensuite beaucoup moins utile.
Nous sollicitons toute votre indulgence si pareil fait devait se reproduire, malgré les précautions que nous essayons de prendre.
Nous ne disposons que deux secrétaires, disons m^me une et demie car l'une d'entre elles ne vient qu'à mi-ternps or nous avons eu à faire face à un courrier de plus de 1200 lettres par jour !!!
Pour nous aider, et nous vous demandons de bien vouloir noter vos noms et adresses en lettres d'imprimerie et de préciser exactement :
le nom de la ou des chiennes que vous souhaitez parrainer
si vous désirer recevoir le timbre 1979 ou la carte complète de membre bienfaiteur,
si vous êtes déjà adhérent a notre club,
pour vos changements d'adresses, n 'oubliez pas de nous indiquer l'ancienne adresse car de nombreux adhérents peuvent porter le même patronyme.
Nous avions omis dans notre dernier bulletin de préciser le prix du timbre 1979 ou de la carte de même bienfaiteur ( 50 francs)
Quant aux parrainages, afin que nos adhérents les moins fortunés puissent continuer à nous suivre, nous les laissés à 10 francs minimum, bien que le prix de revient des chiens ait sensiblement augmenté.
Pour les personnes qui nous adressent un simple virement par C. C. P. , il nous serait très agréable de lire au dos de ce virement s'il s'agit d'un parrainage et de quelle chienne. ou pour tout autre motif.
Encore merci de bien vouloir nous aider de la sorte.
Istane (photo),
Diane (photo),
Belle (Photo).
Django (photo),
Gringo (photo),
Zviko (Photo).
Comme chaque année, une remise officielle a été faite à Coubert le dimanche 6 mai 1979.
Le bulletin ne pouvant être distribué pour cette date, nous avons prévenu tous les donateurs. Si nous en avons oublié quelques uns, nous les prions de bien vouloir nous en excuser et de se faire directement connaître à Coubert afin de figurer sur les listes pour les prochaines années.
Cette remise groupait les chiennes remises depuis juin 1978 jusqu'au 6 mai 1979.
Un grand nombre de sympathisants était présent ainsi que de nombreux non voyants déjà pourvu d'un chien guide les années précédentes.
Furent remis ce jour là :
CHICO à Monsieur CAMUS de Paris,
BANJO à Madame FREITAS de Maisons Alfort,
NAO à Madame ARGENTIN de Rouen ,
GRINGO à Madame ANGE de Moyen (54),
ZVIKO à Madame COTTIN de Nevers.
Ces 5 chiennes parrainées par notre bulletin numéro 7 sauf ZVIKO bulletin numéro 8.
SALAMMBO à Madame DUBOS de Paris parrainée par les lecteurs du Parisien Libéré.
IDAHO à Madame BROSSOT de Paris,
TCHAO à Monsieur SCHILLING de Saint Germain en Laye.
Ces deux chiennes parrainées par le Lyons's Club de Brie Comte Robert.
QUITO à Monsieur CASTETS de Paris.
NAPOLEON à Monsieur BERTHEZENE de Maisons Alfort.
Ces deux chiens parrainés par le Lyons's Club de Brie Maisons Lafitte.
SUE YIN à Madame NOIZILLET de Anglet (64) parrainée par le Lion's Club de Pau.
À tous nous adressons nos bien sincères remerciements.
C'est le nom qu elle a reçu au club Ile de France où elle a été éduquée et remise, en septembre dernier à Madame Denise BUCHOLZ, qui vit dans un petit village du Jura.
Madame BUCHOLZ donne fréquemment des nouvelles de sa chienne, ci-dessous quelques extraits de ses lettres :
" Ma chère compagne CINDY me redonne une vie comblée d'affection et surtout me fait sortir sans angoisse, ce que je ne pouvais plus faire depuis plusieurs années ".
" Nous ne nous quittons pas, elle va partout avec moi dans la maison, elle vient faire les lits avec sa maman et connait l'heure à laquelle nous sortons. C'est un amour de petite chienne ".
" J'étais hier à Dôle avec mon mari et mon fils, CINDY a fait un travail merveilleux. Les gens nous regardaient toutes les deux marcher, et mon mari me rapportait toutes les réflexions ".
" J'ai tant de choses à vous raconter sur son comportement, ce qu'elle fait est vraiment merveilleux. Je ne peux que vous dire que ma petite CINDY fait ma grande joie, qu'elle me donne entière satisfaction. Je lui donne en retour une grande affection ".
" Je veux vous raconter encore une petite histoire sur elle : ce matin l'ai laissé tomber mon briquet, Je ne le retrouvais plus, j'étais à quatre pattes sur le so,. ne trouvant rien,. je me suis assise. CINDY m'a posé le briquet sur les genoux. Alors, j'ai embrassé ma belle CINDY et je lui ai dit : c'est très bien. Elle était ravie ".
Nous devons :particulièrement remercier les nombreux clubs Lion's de la région parisienne qui ont participé aux parrainage de nombreux chiens de notre filiale de Coubert.
Ainsi le Club de Brie Comte Robert et celui de maisons lafittes ont parrainé chacun deux chiennes, le club de Pau une chienne.
Mais n'oublions pas les nombreux parrains et marraines qui ont répondu à notre bulletin numéro 7, à tous un grand merci.
Il nous faut aussi remercier plusieurs municipalités de notre régions qui ont augmenté sérieusement les subventions bénévoles qu'elles nous accordent, et principalement, la municipalit de Tourcoing qui s'est montrée généreuse.
Quant au service vétérinaire de Lille qui nous procure la viande dont nous avons besoin pour nos braves toutous, nous lui devons une fière chandelle.
ous ne pouvons, bien entendu, pas vous donner des nouvelles de chacune d'elles, mais nous pouvons vous dire de suite que toutes sont en parfaite condition et donnant toute satisfaction à leurs maîtres et maîtresses, les bulletins de santé que nous recevons trimestriellement nous le prouvent.
Quelques anecdotes néanmoins :
KETTY Son maître. Monsieur THEVENET ayant dû s'absenter pendant 48 heures avec son épouse, la brave Ketty a été placée pendant ce temps chez un ami.
Pendant ces deux jours, Ketty a refusé toute nourriture, et au retour de son maître, elle lui a fait une démonstration extrêmement touchante, elle est même allée jusqu à tomber en syncope. heureusement de courte durée. La famille et les amis en furent tellement émus, que, pendant trois quartsd'heure ce fut une cascade de pleurs.
CYBÉLE Lorsque son maître travaille de nuit. il rentre vers 7 heures le matin et se couche en arrivant. Cybèle en profite pour le suivre et, si on l'y autorise se couche à ses cotés sur le lit. Elle connaît parfaitement les amis de la maison et aboie tout-â-fait différemment lorsqu'il s'agit d'inconnus qui se présentent.
VASSIA Sa maîtresse se rend fréquemment dans la forêt voisine, accompagnée de sa fille, et parfois de son mari. Mais lorsque le mari n'est pas présent, VASSIA ne quine pas sa maîtresse. Par contre, dés que le mari est présent, elle se permet de gambader librement, jugeant que sa protection n'est plus indispensable.
NICKIE Toujours très douce. surtout avec les enfants. elle s'est néanmoins battue avec un berger allemand qui voulait pénétrer dans la propriété. Elle a une petite protégée, une jeune chatte de 8 mois environ avec qui elle s'entend très bien.
OMPHALE Remise tout récemment à un aveugle de la région qui l'a emmenée en fin de semaine. L'épouse de notre ami était restée pour la télévision alors que son man s'était couché. Omphale était calmement couchée sur la descente de lit. L'émission terminée, l'épouse a voulu regagner sa chambre. Mais OMPHALE veillait et le mari ne s'étant pas réveillé, l'épouse a dû faire sa nuit sur le canapé du salon !!!
Un de nos amis aveugle, et utilisateur de chiens-guide depuis de longues années a composé quelques couplets sur un. air connu :
Je ne donnerais pas ma place
pour un boulet de canon
Car tous les chiens qui passent
Ne valent pas mon compagnon.
Ce chien vaut une fortune
Il est entré dans mon coeur
On m'offrirait la lune
Je n'aurais pas plus de bonheur.
Je ne donnerais pas ma place
La joie est dans mon Cœur
À tous les gens qui passent
Je veux Crier mon bonheur.
Il me promène dans la ville
Et me ballade partout
Il faut voir comme je file
Quand le vais au Païchérou.
Je ne donnerais pas ma place
pour un boulet de canon
Car tous les chiens qui passent
Ne valent pas mon compagnon.
Paul SAN TENNE (Carcassonne)
Photo Monsieur LAMBERT avec DZIRRA (le départ).
Fin du magazine.